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Frédéric RECROSIO

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Bio

« Bonjour, je fais ce métier pour l’argent. Pour manger à ma faim, je tourne mon spectacle Aimer / mûrir / et trahir avec la coiffeuse – itinéraire de l’amour normal. La moitié payable tout de suite, le reste à la livraison. Si je monte sur scène, c’est essentiellement parce que mon premier seul en scène Rêver, grandir et coincer de malheureuses – biographie sexuelle d’un garçon, pas mieux a fait pleuvoir des liasses. Au moins autant que son adaptation en roman aux éditions INTERVISTA, qui appartiennent à Luc Besson alors je te raconte pas l’avance que j’ai obtenue.. Pour le loyer du deux pièces de la Rue Curtat à Lausanne, j’ai longtemps parlé dans le poste, à la Radio Suisse Romande La Première (dans La Soupe, L’eau ferrugineuse,Les mots pour le lire, Devine qui vient dîner). J’ai tout arrêté pour rejoindre France Inter (Le fou du roi), parce que ça gagne plus. Pour l’Alfa-Roméo 146 break (radar au cul de l’auto, tu recules et ça fait bip-bip), j’ai baladé mon inconséquence à la Télévision Suisse Romande (Verso, La Revue d’Axel, Scènes de ménage), puis sur Canal + (L’Edition Spéciale), Je continue Scène de ménage mais me vendrais s’il y a plus offrant. Je l’ai prouvé en encaissant un chèque d’un mètre quand j’ai présenté, sur France 4 et la TSR plusieurs soirées de gala lors du Montreux festival du rire (éditions 2007-2008-2009).. Pour acheter des robes aux filles, j’ai répandu mon dépit d’être moi dans des les colonnes du journal Le Matin Dimanche (C’est long une vie). C’est fini mais ça gagnait mal. Sinon, pour l’amour de l’Aaaart, j’ai co-écrit le spectacle Karim Slama cherche un peu d’attention, le plus grand mime de langue française au monde. Quand j’ai eu fini ça, je me suis rappelé l’importance de l’argent et j’ai inventé des sketchs drôles pour La Revue de Cuche et Barbezat, qui sont des fantaisistes reconnus pour leurs sketchs drôles (éditions 2004 et 2006) et pour Yann Lambiel, vedette suisse, qui sait imiter tout le monde sauf Laurent Gerra. Sinon, avant ça, j’ai fait plein d’autres trucs que je ne mentionne pas parce qu’ils ne m’ont pas rapporté d’argent, comme par exemple licencié en sociologie et mauvais pianiste. Pour revenir à l’argent et parce que c’est ontologique, sachez que depuis janvier 2009 et jusqu’en décembre 2010, je joue mon spectacle au Théâtre Trévise à Paris, comme quoi j’ai pas fini de palper. … et on verra bien ce que je vais pour voir m’acheter avec ça. »

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